L’architecture du Mont-Saint-Michel et sa baie en font le site touristique le plus fréquenté deNormandieet le deuxième deFrance(après l'Île-de-France) avec plus de 3 000 000 visiteurs chaque année2(3 250 000 en 20063). Une statue desaint Michelplacée au sommet de l’église abbatiale culmine à 170 mètres au-dessus du rivage. Élément majeur, l'abbaye et ses dépendances sont classés au titre desmonuments historiquespar laliste de 18624(60 autres constructions étant protégées par la suite5) ; la commune et la baie figurant depuis19796sur laliste du patrimoine mondialde l’UNESCO.
La commune est peuplée de 42 habitants7(les Montois).
Le mont Saint-Michel est un îlot rocheux granitique situé à l’est de l’embouchure dufleuveduCouesnon, rocher sur lequel a été construit un sanctuaire en l’honneur de l’archangesaint Michelà partir de709. Antérieurement à cette date, il fut connu comme le « mont Tombe ». Pendant tout leMoyen Âge, il fut couramment appelé « mont Saint-Michel au péril de la mer » (Mons Sancti Michaeli in periculo mari).
Le rocher ne représente qu’une petite partie de la commune qui s’étend aussi sur la digue et plusieurs dizaines d’hectares depolders. La partie essentielle du rocher est couverte par l’emprise au sol de l’abbaye du Mont-Saint-Michelet de son domaine.
Le mont Saint-Michel, situé à 48°38'10" de latitude nord et à 1°30'40" de longitude ouest, baigne dans labaie du mont Saint-Michel, ouverte sur laManche. L’îlot est une excroissance granitique d’environ 960 mètres de circonférence, qui atteint 92 mètres d’altitude et offre une superficie émergée d’environ 7 ha, au-dessus de laquelle s’élève l’abbaye. Cet îlot s’élève dans une grande plaine sablonneuse.
En1846, Édouard Le Héricher le décrivait ainsi :« Le Mont Saint-Michel apparaît comme une montagne circulaire qui semble s’affaisser sous la pyramide monumentale qui la couronne. On voudrait prolonger sa cime en une flèche aiguë qui monterait vers le ciel(la flèche actuelle ne date que de 1899),dominant son dais de brouillards ou se perdant dans une pure et chaude lumière. De vastes solitudes l’environnent, celle de la grève ou celle de la mer, encadrées dans de lointaines rives verdoyantes ou noires. »(extrait deL’Avranchin monumental et pittoresque, t. 2,p. 310, 1846).
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